Emery, cessons l’absurdité !

De souvenir, je n’ai rarement vu un tel lynchage médiatique auprès d’un entraineur en France. Un entraineur respecté par les plus grands en Espagne. David Silva, David Villa, Jordi Alba mais il y en a tellement d’autres. Un entraineur ayant gagné plus de coupes d’Europe que tout le football français réuni. Un entraineur ayant une passion, une obsession pour le football si singulière qu’il ne laisse rien au hasard. Alors oui, cette obsession se traduit parfois par de la nervosité. Mais comment pourrait-il être autrement quant on est tant impliqué, tant perfectionniste, tant accroc aux détails, à la réussite de son équipe. Regardez son entretien avec Jorge Valdano diffusé chez nos confrères de Bein Sport, vous comprendrez. Pourtant, tout ceci n’est pourtant jamais pris en compte dans les analyses de nos « grands » spécialistes. On préfère dire qu’il n’est pas à la hauteur, qu’il n’a rien dans le pantalon, qu’il transmet des ondes négatives aux joueurs. Ça a pu arriver certes, mais est-ce vraiment à cela que se résume Unai Emery ? Mérite-t-il un tel traitement et de telles analyses réductrices à son égard ? Je ne mets évidemment pas tout le monde dans le même sac. Personne n’est dupe est chacun sait qui relaye ces absurdités.

 

Dernier épisode en date. Le match à Madrid. Souvent critiqué pour son manque de courage, Emery fait des choix forts. Kimpembe et Berchiche titulaires, Silva sur le banc, Kurzawa en tribune. Finalement, c’est ce que beaucoup réclamaient non ? Oui mais on critique désormais sa gestion de groupe, du vestiaire. Ben voyons. Quoi qu’il fasse, cela ne va pas. L’entrée de Meunier ? Pas de Di Maria ? Personnellement, je pense que c’est une erreur. Et alors ? Emery est une pipe ? Vous pensez qu’il ne l’a pas travaillé à l’entrainement ? Bref. Du coup depuis, certains « journalistes » s’acharnent… pour changer. Quand on a fini d’attaquer le coach, on attaque la personne. Son accent, son niveau de langue, sa faculté à baratiner. On entend même que tout ceci est volontaire. Que répondre à tout ça ? Quand la machine à tuer est lancée, on ne l’arrête plus.

Clément Pernia  

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